Enphilosophie, la notion d'inconscient est un concept dont l'usage semble remonter Ă  l'AntiquitĂ© et qui peut ĂȘtre entendu en un sens ontologique, comme ce qui dans l'esprit est dĂ©pourvu de conscience, ou en un sens gnosĂ©ologique, comme ce qui reste inaccessible Ă  la conscience rĂ©flexive ou Ă  l'introspection.. Cette notion a Ă©mergĂ© au cours de l'histoire dans trois contextes Linconscient n’est donc pas une conscience obscurcie. Il constitue une vĂ©ritable instance du psychisme. Freud qualifie de prĂ©conscients les pensĂ©es, les souvenirs qui sont temporairement absents de la conscience, mais qui peuvent y revenir Ă  tout moment. Il le fait pour les distinguer des contenus qui sont vĂ©ritablement inconscients. Ilsfont leur retour de maniĂšre dĂ©guisĂ©e dans le rĂȘve ou sous forme de symptĂŽmes. Investis de l'Ă©nergie pulsionnelle, ils sont rĂ©gis par des mĂ©canismes propres au systĂšme inconscient. L'inconscient n'est donc pas une conscience obscurcie. Il ne peut mĂȘme pas ĂȘtre pensĂ© avec les catĂ©gories traditionnelles dont s'accommode la conscience. Vay Tiền Nhanh. Le Docteur Nasio analyse des cas psychanalytiques et rĂ©pond aux questions des auditeurs laissĂ©es sur le rĂ©pondeur 01 56 40 64 04 ou par note vocale via l’application ou le site de France le cabinet du psychanalyste et docteur Nasio, la parole se libĂšre et l’inconscient se met Ă  parler. Dans chaque Ă©pisode, Juan David Nasio raconte des expĂ©riences et des histoires de vie et de souffrances que ses anciens patients ont vĂ©cues. Quelle est la voix de l’inconscient ? Comment l’écouter, la dĂ©chiffrer, la comprendre et l'apaiser ?L'Inconscient, c'est aussi un podcast lundi, un nouvel Ă©pisode est mis en ligne sur lequel vous posez des questions via l'application France Inter, ou sur le rĂ©pondeur au 01 56 40 64 semaines aprĂšs, le Docteur Nasio rĂ©pond Ă  vos questions lors de la diffusion antenne, le dimanche, Ă  15h. Harry Potter 2005 ~€~ Autres Lieux Magiques ~€~ Les villagesKristen BellSerdaigle [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©Kristen Bell, le Lun 14 Avr - 913 Bonjour,VoilĂ  l'habitation de Potter peut dĂšs Ă  prĂ©sent poster!Bonne JournĂ©e, Potter JamesGryffondor Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©Potter James, le Lun 14 Avr - 2004 James marchait au bord d'une petite route, au beau milieu d'un petit village qui s'appelait Loutry Ste Chaspoule. Le soleil tapĂ© fort sur son visage, le sol Ă©tait sec et dur. James entendit un coq chantĂ© tandis qu'il passait devant une petite ferme. Le village Ă©tait petit mais trĂšs mignon et calme. James savait que Loutry Ste Chaspoule Ă©tait un village ou de nombreuse famille de sorciers y tourna a droite, il marchait Ă  prĂ©sent dans un petit chemin caillouteux. Il entendit l'eau qui coulait dans un petit ruisseau. James marcha lentement pendant deux bonne minutes, il passa a coter d'un grand manoir, il dominait tout le petit village. Une trentaine de mĂštres se trouvait une petite maison de vit un petit Ă©criteau devant sur lequel il Ă©tait Ă©crit en petite lettres dorĂ©e " James House". Il eut un petit sourire, c'Ă©tait sa tout premiĂšre maison. Elle ne comportait pas d'Ă©tage, c'Ă©tait une simple maison mais James en Ă©tait trĂšs fiĂšre.*C'est mon chez moi*.Les murs extĂ©rieurs Ă©tait en brique blanche, il y avait deux fenĂȘtres en bois, et une petite porte de il y avait une petite surface d'herbe, avec une allĂ©e pleine de gravier. Un petit grillage dĂ©limitĂ©e la propriĂ©tĂ©. James poussa le petit portillon vert, il entra dans la cour. Son coeur battait, il n'arrivait pas a encore rĂ©alisĂ© que cette maison Ă©tait la sienne. Bien sur il avait du faire un prĂȘt, mais il ne pensait pas avoir de problĂšme pour remboursĂ© cet argent. Il ouvrit la porte, il se trouva dans un petit hall d'entrer. Les murs Ă©tait rouge clair, tout a fait le style de James. Il fit quelque pas, a sa gauche se trouvait une petite cuisine, avec trĂšs peu de meubles. Il n'avait pas encore eut le temps de meublĂ© sa maison. James retourna dans le couloir, les murs Ă©tait toujours rouge trĂšs clair. Il trouvait les murs triste, il se dit que dĂ©s qu'il le pourrait il acrochĂ© un maximum de tableau pour rendre les lieux un peu plus gai. James ouvrit une porte vitrĂ©e, il fit son entrĂ© dans le salon qui Ă©tait trois fois plus grand que la cuisine. Il y avait une grande cheminĂ©e au fond. A coter se trouvĂ© un petit bar trĂšs rustique avec plein de tabouret autour. Vers le centre se trouvait une grande et Ă©lĂ©gante table a manger. Un peu plus loin dans un coin se trouvait un canapĂ© ainsi que deux petit fauteuils. Il y avait un grand meuble qui Ă©tait vide. James se demandait comment il aller remplir tout ce vide mais il se dit que cela viendrait avec le ressortit dans le couloir, il fit trois petit pas et il ouvrit la porte de gauche. Les toilettes rien de particulier ! Il revint dans le couloir et ouvrit la porte en face. La salle de bain Ă©tait grande et lumineuse. Le carrelage Ă©tait blanc et bleu. James n'arrivait pas a faire la diffĂ©rence car le sol changĂ© de couleur. James sut tout de suite que le sol avait Ă©tait posĂ© par un sorcier, et non par des moldues. Il jeta un coup d'oeil par la fenĂȘtre. Il avait une trĂšs belle vue du petit village, l'Ă©glise dominait les habitations environnante. James Ă©tait content de voir que son plus proche voisin Ă©tait a plus de trente mĂštre de sa aimait la compagnie mais il n'aimait pas trop vivre prĂ©s de autre ressortit, il restĂ© deux portes qu'il n'avait pas ouverte. Sa chambre, et une autre chambre plus ouvrit la porte de sa chambre. Elle Ă©tait simple et sobre. Il y avait un grand a baldaquin, le mĂȘme genre qu'a Poudlard, une grande armoire, et une petite table de nuit. Des valises Ă©taient entassĂ© devant le lit ainsi que plusieurs cartons. James sourit, son Elfe de Maison, Hupec, avait dĂ©jĂ  apportĂ© quelque une de ces affaires. Il sauta sur le lit, et il s'allongea. Il Ă©tait fatiguĂ© mais trĂšs heureux de sa maison. James regarda le plafond, puis ses yeux se fermĂ©rent... Sara ShakeSerdaigle Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©Sara Shake, le Mar 25 Jan - 1325 Changement de Gordon InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Jeu 27 Jan - 1202 Villa SĂ©lĂ©nĂ©... Elle Ă©tait bien modeste, la petite maison de Lily Gordon. A l’image de la jeune femme, sans doute. Pas de piscine olympique dans le jardin, pas de spa-pool ou de sauna dans un petit coin, pas non plus de salle de musculation Ă  la pointe de la technologie. Non, rien qui inspire le luxe, l’opulence ou le seule piĂšce qui recelait de merveilles Ă©tait une bibliothĂšque, aussi Ă©troite et chargĂ©e que les Ă©talages de Ollivander’s. Pour le reste, mobilier simple et confortable, ambiance chaleureuse relevĂ©e par des planchers en bois et un Ă©norme poĂȘle dont les flammes laissaient s’échapper un doux halo entre les arbres, la nouvelle propriĂ©tĂ© de la jeune femme n’avait de trĂ©sor que l’écrin de verdure dans lequel elle reposait. Et ce silence
 uniquement rompu par les animaux osant s’approcher de la lisĂšre de la foret un peu plus plus que la maison elle-mĂȘme c’était le cadre incroyable qui avait convaincu la demoiselle d’apposer un joli Lily Gordon en lettres manuscrites en bas de l’acte de vente. Il Ă©tait Ă©tonnant que personne n’ait voulu de cette maison, certes modeste, mais aux atouts une fois, Lily n’avait pas vu ce que la majoritĂ© des gens observaient. A dĂ©faut d’y voir les travaux Ă  prĂ©voir pour amĂ©nager certaines piĂšces ou l’escalier en colimaçon synonyme de chutes futures, la jeune femme s’était plutĂŽt rĂ©jouit de la tranquillitĂ© des lieux et des levers de soleil qu’elle pourrait admirer sur le ponton bordant le tout petit lac devant la un petit paradis terrestre comme celui-ci, il sera bien plus agrĂ©able dĂ©sormais d’assister Ă  la montĂ©e d’HĂ©lios dans le ciel aprĂšs une nuit sans sommeil. InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Dim 17 Avr - 2007 Le soleil ne brillait pas, en cette sombre et froide soirĂ©e de janvier. Dix-huit heures sonnait. Joseph, qui achevait de se prĂ©parer, jeta un oeil furtif sur la grosse pendule en bois rouge que le narrateur ne cesse de citer, lorsqu'il lui faut esquisser quelques notions chronologiques logiques, et ferma les deux derniers boutons de sa veste. Songeant Ă  quelques dĂ©tails qui envahissaient, Ă  la maniĂšre d'archers anglais, son esprit, il parcouru d'une dĂ©marche tout aussi glaciale que la tempĂ©rature extĂ©rieure l'appartement, pour vĂ©rifier l'exemplaritĂ© de sa toilette. La pĂąleur de sa peau semblait faire contraste avec la noirceur du tabac qui attendait patiemment dans son emballage de cartons, et dans la poche intĂ©rieure de la veste que, quelques secondes plutĂŽt, il terminait d'enfiler, avec une certaine maniaquerie. Son teint, d'un naturel dĂ©jĂ  trĂšs blanc, Ă©tait accentuĂ© d'une espĂšce d'aigreur Ă©trange comme s'il avait Ă©tĂ© un jeune homme qui, pour la premiĂšre fois, s'apprĂȘtait Ă  sortir avec la fille aĂźnĂ©e des amis bourgeois de ses parents et qui, il fallait l'admettre, ne le rĂ©jouissait pas vraiment... quoiqu'une certaine excitation se serrait certainement fait sentir. C'Ă©tait bien chez une jeune femme charmante, Ă  la taille svelte et Ă  l'air enfantin, que Joseph se rendait ce soir. NĂ©anmoins, il ne s'agissait bien entendu pas de la fille aĂźnĂ©e des amis bourgeois de ses parents mais plutĂŽt de l'ancienne amie de son cousin, et il Ă©tait plutĂŽt rĂ©jouis de pouvoir partager avec une si jolie femme une soirĂ©e qui, mĂȘme si elle Ă©tait froide, serait probablement chaleureuse quant aux relations qui dĂ©jĂ  commençaient Ă  se dessiner entre les deux individus. Le narrateur tient tout de mĂȘme Ă  rassurer le lecteur quant au fait que les relations Ă©voquĂ©es dans la phrase prĂ©cĂ©dente ne sont en fait qu'Ă  leur naissance et qu'il ne s'agit en fait que d'une maniĂšre pour lui de montrer Ă  son partenaire le chemin sur lequel il aimerait faire avancer leur deux personnages. L'heure arriva. Il Ă©tait maintenant temps de partir. Joseph, qui fut tout Ă©mu quelques heures auparavant comme s'il avait Ă©tĂ© un petit oisillon cherchant Ă  s'envoler pour la premiĂšre fois, avait sur le visage une certaine gravitĂ©, soulignĂ©e au moment oĂč il alluma sa premiĂšre cigarette de la soirĂ©e. Levant la tĂȘte vers Gabriel, qui Ă©tait de quelques centimĂštres plus grand que lui et qui suffisaient Ă  lui faire lever les yeux au ciel pour s'adresser au majordome, il dĂ©posa sa main sur son Ă©paule et tous deux partirent jusqu'Ă  Loutry Ste Caspoule, oĂč vivait, assez modestement, demoiselle Gordon. ... quelques minutes plus tard, et grĂące Ă  la magie que Joseph ne maĂźtrisait quasiment pas, ils arrivĂšrent dans une partie plutĂŽt dĂ©serte de la ville. LĂ , il n'y avait que bois et animaux. La petite maison, oĂč vivait la jeune femme, Ă©tait plantĂ©e entre un somptueux petit lac et quelques hauts arbres dont les sommets, dans la nuit hivernale, ne pouvait ĂȘtre vus de la hauteur Ă  laquelle marchait les deux hommes. Quand ils furent arrivĂ©s au petit carrefour oĂč le chemin se sĂ©parait en deux sentiers, l'un allant vers la modeste mais non moins charmante habitation, l'autre s’enfonçant dans les bois, Joseph congĂ©dia son employĂ©, se saisissant du paquet qu'il tenait dans sa longue et fĂ©minine main droite. - Merci, dit-il. Le majordome transplanna, laissant son employeur dans la noirceur ingrate de la nuit. Ce dernier, qui ne remarqua pas cette noirceur ingrate dont le narrateur parle, se dirigea avec un dynamisme certain vers la porte d'entrĂ©e et frappa trois fois... InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Jeu 21 Avr - 1704 Mais qu’était-il donc passĂ© par la tĂȘte de Lily le jour oĂč elle avait cru bon d’inviter l’ami Jo Ă  dĂźner ? L’idĂ©e lui avait semblĂ© bonne, sur l’instant. Le politicien Ă©tait arrivĂ© dans un pays Ă©tranger, sans vraiment avoir d’attache ou de connaissances. Il Ă©tait dĂ©jĂ  difficile de supporter la solitude, et ça l’était d’autant plus quand il fallait s’intĂ©grer Ă  un nouveau milieu. Alors, la gĂ©nĂ©reuse et sympathique jeune femme avait prononcĂ© ces mots absurdes Je serais ravie de vous inviter Ă  dĂźner, le soir de votre choix. » Ne pouvait-elle pas lui donner rendez-vous dans un restaurant londonien, en profitant par la mĂȘme occasion pour lui faire visiter un peu la ville ? Pourquoi avait-il fallu qu’elle le convie chez elle, dans sa propre maison ? Ca signifiait mĂ©nage, cuisine, jolie table, jolie tenue pour une jolie maĂźtresse de maison. Pour le mĂ©nage, quelques Recurvit et le tour Ă©tait jouĂ©. Elle avait allumĂ© un feu qui crĂ©pitait dans la cheminĂ©e, rĂ©pandant un halo chaleureux dans toute la piĂšce. Pour l’habit de circonstance, une paire de chaussures Ă  talons et la classique petite robe noire, et c’était dans la poche ! Pour ce qui Ă©tait de la cuisine, par contre
 Tout ce qu’elle pouvait espĂ©rer, c’était qu’il ne connaisse rien Ă  la gastronomie britannique elle pourrait mettre le goĂ»t insipide de ses plats sur le compte de la cuisine et brĂ»lĂ©e
 Alors que l’auror se tortillait pour enfiler sa robe aprĂšs avoir aspergĂ© quelques gouttes de Lilas dans ses cheveux, une Ă©paisse fumĂ©e noire vint envahir les plafonds. Il fallu cependant quelques secondes Ă  la sorciĂšre pour faire le rapprochement avec le pauvre rĂŽti oubliĂ© lamentablement dans le four
 RĂŽti qui tenait Ă  prĂ©sent d’avantage d’un bout de charbon que d’un plat de rĂ©sistance. Par Merlin ! Lily se prĂ©cipita hors de sa chambre
 Lily courut sur les parquets, se risquant Ă  une chute lorsque son talon glissa dans un virage
 Lily pointa sa baguette sur le four, lançant un Accio RĂŽti dĂ©sespĂ©rĂ© et parfaitement inutile
 Oui, Feu RĂŽti n’était plus
 La jeune femme resta plantĂ©e lĂ , la mine dĂ©confite, devant l’ex-dĂźner qui Ă©tait parti en fumĂ©e. Alors qu’elle Ă©valuait mentalement le temps qu’il lui faudrait pour transplaner, aller chercher un plat Ă  emporter Ă  l’Auberge des deux Mondes puis revenir, trois petits coups Ă  la porte la tirĂšrent de ses plans. Ses yeux s’agrandirent sous l’effet de la panique, se posĂšrent sur l’horloge du mur pour constater que son invitĂ© Ă©tait lĂ©gĂšrement en avance, puis firent des va-et-vient pour Ă©valuer la situation qui s’offrait devant elle. C’était une catastrophe
 Pas le choix, elle ne pouvait de toutes façons pas laisser le sorcier sur le pas de la porte. Dans un geste prĂ©cipitĂ©, elle enfourna ce qui traĂźnait sur le plan de travail dans le four, glissa ses doigts dans ses cheveux pour dompter quelques boucles puis tenta de remonter la fermeture Ă©clair de sa robe. Vous savez, c’est toujours dans ces moments-lĂ , dans ces moments oĂč il faudrait que tout aille comme sur des roulettes
 Dans ces moments oĂč l’erreur n’est plus possible et que dans l’absolu tout doit ĂȘtre rĂ©glĂ© comme sur du papier Ă  musique
 Dans ces moments oĂč on n’a pas besoin de galĂšres supplĂ©mentaires
 Bah, c’est dans ces moments-lĂ  justement que rien ne va ! Et cette fichue fermeture Ă©clair dans son dos Ă©tait trop loin de ses p’tites mains, et pas assez Eclair ! Elle ne voulait pas y mettre du sien ? Soit !La jeune femme se dandina jusqu’à la porte, une main calĂ©e sur son cƓur pour Ă©viter que la robe ne glisse. A moitiĂ© essoufflĂ©e, elle ouvrit le battant Ă  la volĂ©e en arborant un sourire exagĂ©rĂ©. Jooooooo !!! »Comme si c’était une visite surprise et qu’elle ne s’attendait pas Ă  le voir ici
 Quelle idiote ! D’un Ɠil apprĂ©ciateur, elle constata cependant qu’il ne manquait pas de cette Ă©lĂ©gance Ă  laquelle il l’avait habituĂ©e Ă  chacune de ses rencontres. Elle laissa courir son regard par-dessus l’épaule du politicien, cherchant des yeux une silhouette dans l’ombre. Gabriel m’a-t-il jugĂ©e suffisamment inoffensive pour vous laisser seul avec moi ?..... Ou bien l’avez-vous semĂ© au dĂ©tour d’un sentier ?... »Elle arbora une mine amusĂ©e avant de s’effacer de devant l’entrĂ©e pour laisser pĂ©nĂ©trer son invitĂ© Ă  l’intĂ©rieur. Bienvenue Ă  la Villa SĂ©lĂ©nĂ© ! Entrez, je vous prie. Il fait un temps glacial, dehors. »Elle referma la porte sans tarder, se dĂ©pĂȘchant de contenir la brise nocturne qui Ă©tait venue faire voler quelques mĂšches de cheveux devant ses yeux. D’une main tendue, elle invita le sorcier Ă  lui confier sa veste. Puis-je vous dĂ©barrasser ? »De sa main libre, elle dĂ©posa les affaires de Joseph sur le portemanteau avant de constater qu’il faudrait qu’elle se dĂ©cide Ă  fermeturĂ©clairiser sa robe
 A demie amusĂ©e, elle s’approcha de son invitĂ©. Avant de vous proposer de vous asseoir prĂšs du feu, je vais avoir besoin de votre aide
 »Elle ramena ses cheveux sur une de ses Ă©paules puis tourna le dos au sorcier. S’il vous plait
 » InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Jeu 2 Juin - 1625 Hrp Permissions de Lily et Wena pour utiliser leur Hominum revelio...Dans un silence extrĂȘmement pesant, Lily Gordon, Wena Horner et Jason Stanley restĂšrent Ă  l'entrĂ©e du vestibule, guettant moindre signe... Lorsque tout soupçon de prĂ©sence humaine fut Ă©cartĂ© par le sortilĂšge, le groupe d'Aurors poussa un profond soupir de Jason, verrouille la protester, le jeune Serdaigle s’exĂ©cuta. En temps normal, recevoir des directives de la part de Lily aurait entraĂźnĂ© quelques boutades ; mais Ă  proprement parler, l'heure n'Ă©tait pas Ă  la Tirez tous les rideaux pour nous cacher de l'extĂ©rieur, mais ne fermez pas les volets nous rendre ici discrĂštement Ă©tait dĂ©jĂ  assez difficile, je n'ai pas envie qu'on se fasse repĂ©rer par nĂ©gligence. Et Jason, ne touche pas Ă  cette lampe par pitiĂ© ! Quand on est invitĂ©, on se tient une moue bougonne, Jason abandonna ses pitreries et s'attela Ă  la fermeture des rideaux avec Lily et Wena ; de ce fait, la petite Ă©quipe eut tĂŽt fait de cacher l'intĂ©rieur de la maison Ă  tout observateur indĂ©sirable. DĂ©terminĂ©s Ă  ce qu'aucun dĂ©tail ne soit laissĂ© au hasard, chacun des Aurors s'appliqua Ă©galement Ă  dissimuler et protĂ©ger le refuge de fortune ; Jason lança notamment le sortilĂšge de Cridurut pendant que Wena impermĂ©abilisait chaque porte extĂ©rieure ou fenĂȘtre Ă  l'aide de sortilĂšges d'impassibilitĂ©... Voyant Lily prĂ©parer un Protego Totalum, le jeune Serdaigle arrĂȘta toutefois le geste de sa jeune amie, la jugeant trop dĂ©concentrĂ©e par les Ă©vĂšnements - Lily... Personne ne nous a encore trouvĂ©, et tu sais parfaitement que ce sortilĂšge est Ă©puisant Ă  long terme. Allons, ne gaspille pas ton Ă©nergie pour l'instant ; aprĂšs tout, nous en avons dĂ©jĂ  fait assez pour nous assurer un minimum de peine Jason eut-il terminĂ© sa phrase que Lily riposta d'un air rageur - Un minimum de sĂ©curitĂ© ? Ils nous ont trahi Jason ; tous les droits de la constitution magiques ont Ă©tĂ© bafouĂ©s, et ce sont les membres de la communautĂ© magique qui en feront bientĂŽt les frais ! Je ne veux pas prendre le risque de nous faire attraper alors que nous pouvons encore agir contre ces agissements Tu crois que ça ne me rĂ©volte pas ?! Que j'accepte que le ministĂšre soit contrĂŽlĂ© par des sorciers avides de pouvoir, qui considĂšrent chaque sorcier comme un ennemi potentiel ? Allons, calme toi et rĂ©flĂ©chis ; je ne dis pas tout ça pour t'accabler ni pour t'offenser... Je te conseille par ce qu'Ă  prĂ©sent, nous devons agir discrĂštement ; et que selon moi, couvrir une habitation de puissants sortilĂšges de protection est le meilleur moyen d'attirer tous les regards, surtout lorsqu'on est dans un Ă©tat tel que le tien. Je t'en prie, laissons donc le Cridurut agir pour l'instant et profitons-en pour nous reposer un peu ; Ă  moins que tu n'aies pas confiance en mes capacitĂ©s...Contenant son empressement, Lily desserra sa baguette et, concĂ©dant qu'une lĂ©gĂšre relĂąche ne serait pas de trop, conduisit ses invitĂ©s dans le salon une fois arrivĂ©s, tous se laissĂšrent tomber dans les confortables canapĂ©s de la Poufsouffle et ne dirent plus un mot... Lorsque soudain, Lily tapa du poing sur son canapĂ© d'un air rageur, laissant monter sa colĂšre - Bon j'suis dĂ©solĂ©e, mais je n'arrive pas Ă  me calmer lĂ ... J'y crois pas quoi, on est devenu des parias ! Le ministĂšre a dĂ©cidĂ©ment trop de pouvoir ; Ă  croire que tous les membres du gouvernement sont des Mangemorts !Le regard encore dans la vague, Jason fut tirĂ© de ses pensĂ©es par sa jeune amie - LĂ  j'admets que c'est un peu raide comme mesures... On a plus aucune marge de manƓuvre, sans compter que nous sommes sans nouvelles des autres Aurors ; Ă  ce propos Lily, connais-tu d'autres sorciers habitant Loutry ? J'ai cru entendre que Takeuchi habitait dans les environs, mais je ne suis sĂ»r de Takeuchi a effectivement un manoir Ă  Loutry, mĂȘme s'il n'y est pas trĂšs souvent si nous arrivons Ă  le contacter lui et les autres aurors, disposer d'un si large domaine pourrait rendre notre traque plus difficile... Bien que nous n'ayons aucun moyen de savoir qui est Ce qui, dans l'absolu, est un problĂšme assez Ă©pineux, puisque nous ne pouvons dĂ©cemment pas envoyer nos patronus n'importe oĂč. Essayons donc de nous organiser par nos propres moyens en attendant qu'un autre groupe d'Aurors ne nous contacte ; en ce sens, je suggĂšre que nous en profitions pour mettre les choses Ă  plat concernant notre fuite du ministĂšre... Reprenant la parole, Lily se tourna vers la cuisine et lĂącha d'un ton monocorde - Je sens que cette discussion sera longue. Quelqu'un veut un petit en-cas ou bien un verre d'eau ? Je vous aurais bien proposĂ© quelque chose de plus fort, mais je pense que les circonstances actuelles ne le permettent accueillit chaleureusement la proposition de son amie avant de se tourner vers Wena - Donc, nous disions comment as-tu su pour les rĂ©formes du ministĂšres ? Nous pensions Lily et moi compter parmi les rares Aurors Ă  avoir Ă©tĂ© mis au courant avant que toute fuite soit impossible ; te croiser dans les couloirs nous a dĂ©contenancĂ©, je dois dire... Tu n'aurais pas aperçu d'autres Aurors durant ta course, pas hasard ? Savoir qui est hors d'atteinte serait dĂ©jĂ  un dĂ©but de piste. InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Jeu 2 Juin - 2000 Le simple fait d'avoir pĂ©nĂ©trĂ© dans la demeure de Lily, et d'avoir jeter quelques sortilĂšges de protection avec l'aide de Jason avait quelque peu rĂ©ussi Ă  calmer les nerfs de Wena. Ses deux collĂšgues commencĂšrent Ă  discuter Ă  propos des divers sorts nĂ©cessaires Ă  leur sĂ©curitĂ©, et ce fut finalement Jason qui donna raison Ă  son amie. AprĂšs s'ĂȘtre posĂ© sur le canapĂ©, le trio commença Ă  parler du plan d'action qui serait mis en vigueur par la suite. A un moment, Lily se leva et se dirigea vers la cuisine en proposant quelque chose Ă  ses moi je veux bien un verre d'eau s'il te plait. Toute cette agitation m'a complĂštement qu'elle observait la jeune Gordon disparaitre par la porte de la cuisine, Jason se tourna vers elle et lui dit -Donc, nous disions comment as-tu su pour les rĂ©formes du ministĂšres ? Nous pensions Lily et moi compter parmi les rares Aurors Ă  avoir Ă©tĂ© mis au courant avant que toute fuite soit impossible ; te croiser dans les couloirs nous a dĂ©contenancĂ©, je dois dire... Tu n'aurais pas aperçu d'autres Aurors durant ta course, pas hasard ? Savoir qui est hors d'atteinte serait dĂ©jĂ  un dĂ©but de jeune Auror en formation observa le Serdaigle pendant qu'il tentait de comprendre comment elle avait pu rĂ©ussir Ă  s'enfuir. Quelque peu Ă©tonnĂ©e par ses questions, elle lui enchaina -Quand je suis arrivĂ©e au MinistĂšre, j'ai vu qu'une note avait Ă©tĂ© placardĂ©e par Rabastan lui-mĂȘme, sur le panneau d'affichage, annonçant que nous Ă©tions dĂ©sormais considĂ©rĂ©s comme hors-la-lois. J'ai Ă©galement remarquĂ© que MĂ©lina Ă©tait arrĂȘtĂ©e. C'est Ă  ce moment-lĂ  que j'ai compris que le temps Ă©tait venu de fuir. Les noms des nouveaux Gardiens venaient d'ĂȘtre annoncĂ©s et je pu donc Ă©viter facilement les personnes susceptible de m'attirer des fit une pause en se souvenant de la maniĂšre dont elle avait coursĂ© les Agents de SĂ©curitĂ© du MinistĂšre Ă  travers les couloirs de l'important bĂątiment, mais qui Ă©tait dĂ©sormais devenu un nid de traitres et de Mangemorts. A ce souvenir, un sourire se dessina sur ses lĂšvres, et elle poursuivit son en fait, il Ă©tait quasiment impossible pour un Auror de s'Ă©vader du MinistĂšre Ă  ce stade lĂ . Mais je ne pouvais me rĂ©soudre Ă  prendre seule, la poudre d'escampette. C'est pourquoi je suis descendue au 2iĂšme Ă©tage, ma cape rabattue sur la tĂȘte, afin de vous trouver. Mais j'ai constatĂ© que le Quartier des Aurors avait Ă©tĂ© supprimĂ©. Elle marqua un second temps d'arrĂȘt et croisa les jambes, en Ă©coutant les bruits qui venaient de la cuisine, annonçant sans doute que son verre d'eau n'allait pas tarder Ă  lĂ , une Agent de SĂ©curitĂ© est arrivĂ©e et m'a surprise. Comme cela ne fait pas trĂšs longtemps que je frĂ©quente le MinistĂšre, elle ne m'a pas reconnu. De plus, Ă©tant encore en formation, je n'avais pas l'insigne d'Auror Ă©pinglĂ©e sur ma cape, et la capuche de cette derniĂšre recouvrait mon visage. Le soucis Ă©tait que l'Agent s'avĂ©rait ĂȘtre une de mes anciennes camarades de classe. Elle m'a demandĂ© qui j'Ă©tais et ce que je faisais lĂ . Je dois te dire que j'Ă©tais bien embĂȘtĂ©e, n'ayant prĂ©parĂ© d'excuse auparavant. Je dĂ©cidait donc de la prendre de haut, en me faisant passer pour une Directrice. Sur un ton acerbe, je lui rĂ©torquais donc que je travaillais ici et que c'Ă©tait une honte qu'elle ne me reconnaissait pas. Je misais sur sa naĂŻvetĂ© et j’eus raison... pour un lĂ  que les vĂ©ritables problĂšmes avaient commencĂ©s. Si elle avait rĂ©ussi Ă  faire croire jusqu'au bout Ă  l'Agent qu'elle Ă©tait rĂ©ellement employĂ©e du MinistĂšre, Wena aurait pu s'enfuir tranquillement en traversant le hall d'entrĂ©e bondĂ© de j'ai vu CĂ©leste Otaway passer en courant et monter dans son bureau. Au moment oĂč les portes de l'ascenseur se refermaient, j'ai fais l'erreur de crier son nom et c'est cela qui m'a dĂ©masquĂ©. La Gardienne a alors tirĂ© sur ma cape et fait tomber ma capuche. Je me suis enfuie en courant en montant dans les Ă©tages, afin de retrouver CĂ©leste et de m'Ă©chapper avec elle. Mais quand je suis arrivĂ©e Ă  l'Ă©tage oĂč elle s'Ă©tait rendue, je l'ai vu pĂ©nĂ©trer promptement dans son bureau. Tout de suite aprĂšs, une seconde personne qui m'Ă©tait inconnue sortit, tout aussi pressĂ©e. Je rentrais donc dans son lieu de travail mais le lieu Ă©tait dĂ©sert. Sans rĂ©flĂ©chir plus longtemps, je sortit de la piĂšce en dĂ©duisant que CĂ©leste avait rĂ©ussi Ă  s' information Ă©tait capitale Le fait de savoir qu'un autre Auror avait rĂ©ussi Ă  s'extirper des griffes du MinistĂšre Ă©tait rĂ©ellement rĂ©confortant. Moins il y avait de Chasseurs de Mages Noirs qui se faisaient prendre, plus les chances de se venger Ă©taient Quoi qu'il en soit, moi j'Ă©tais toujours piĂ©gĂ©e dans les corridors de la bĂątisse de malheurs, les agents sur mes talons. Malheureusement, le fait d'avoir jeter un Ɠil Ă  la fenĂȘtre, me couta un sortilĂšge de Morve de Dragon sur le bras, suivi d'un Incendio, ce qui m'a infligĂ© releva la manche de sa robe de sorcier, pour dĂ©voiler son avant-bras gauche qui prĂ©sentait une brĂ»lure assez importante. Elle rabattit le tissu sur sa peau pour masquer la plaie, ce qui lui arracha une grimace de j'avais trois agents de sĂ©curitĂ© devant moi et de l'autre cĂŽtĂ©, l'ascenseur qui m'ouvrait ses portes. Je sautais donc dans celui-ci et appuyais sur Rez-de-ChaussĂ©. Dans le hall, j'avais moins de chance de me faire pendre avec tout le monde qui passait, je pouvait me fondre dans la foule. Mon plan fonctionna et c'est lĂ  que je vous vis, Lily et toi. La suite, tu la effet, le chemin jusqu'Ă  la maison Otaway, ils l'avaient fait ensemble, donc la Gryffone put terminer lĂ  l'explication du dĂ©roulement de sa fuite. Elle s'adossa au dossier du canapĂ© et ferma les yeux, profitant de ces instants de repos tant attendus. C'Ă©tait la premiĂšre fois qu'elle subissait autant de pression d'un coup. MĂȘme lors de sa formation avec Nemaja, elle n'avait pas eu si peur. La diffĂ©rence avec ses entrainements fictifs, Ă©tait que lĂ , c'Ă©tait la rĂ©alitĂ©. Calypso OtawaySerdaigle Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©Calypso Otaway, le Mer 8 Juin - 1158 Il Ă©tait bien beau que de prendre ses jambes Ă  son coup et de s'enfuir pour se mettre Ă  l'abri. Encore fallait il savoir oĂč aller. Et mĂȘme si l'on savait oĂč l'on devait se rendre, une question restait et persistait. En tous cas c'Ă©tait comme ça dans l'esprit de CĂ©leste qui Ă©tait torturĂ©e par une question. Et les autres ?Tout le monde n'avait pas la chance de passer entre les griffes du ministĂšre sans se faire repĂ©rer. Elle Ă©tait partie dans la prĂ©cipitation, sur un coup de tĂȘte et n'avait pas vraiment eu le temps de penser Ă  un plan de rechange. Les autres Ă©taient dans la mĂȘme galĂšre et dans ce genre de moment, il fallait se serrer les coudes, il fallait qu'ils restent en groupe et solidaire. La jeune femme avait pu se mettre Ă  l'abri, mais son cƓur Ă©tait lourd et empli de craintes. Qu'allait il advenir d'eux ? Qu'allait devenir les aurors ? Et MĂ©lina allait elle vraiment ĂȘtre arrĂȘtĂ©e et jugĂ©e coupable de trahison ?Elle se disait au fond d'elle que tout cela n'Ă©tait qu'une vaste plaisanterie. Qu'aprĂšs tout, mĂȘme si nous n'Ă©tions pas le premier avril, cela pouvait s'agir d'une blague et que demain, on les accueillerait Ă  bras ouvert au ministĂšre en leur disant “Comment on vous a bien eu !”N'est il pas beau de rĂȘver ? Si lorsque le rĂȘve est la seule chose qu'il vous reste. Mais CĂ©leste Ă©tait certaine d'une chose, elle ne baisserait pas les bras. Et elle connaissait assez bien le reste de ses collĂšgues pour savoir que la plupart refuserait de se rendre aussi la question pour le moment Ă©tait de savoir si tous le monde Ă©tait en sĂ©curitĂ© et si la situation avait Ă©voluĂ©e. Il fallait Ă©galement qu'ils puissent se rĂ©unir. Mais oĂč ?CĂ©leste rĂ©flĂ©chit tout d'abord Ă  vitesse grand V. Comment leur transmettre un message sans ĂȘtre repĂ©rĂ© ? Elle avait bien pensĂ© au hibou, Ă  un patronus mais ces solutions ne lui convenaient pas au fond. Ils pouvaient ĂȘtre traquĂ©s. Alors que...La jeune femme s'enveloppa dans sa cape et alla se rĂ©fugier au couvert des arbres. Cela faisait presque un an qu'elle ne l'avait pas vu, presque un an que toute cette sombre histoire Ă©tait arrivĂ©e. Pourtant elle n'hĂ©sita pas une seule seconde.“Daisy! Daisy j'ai besoin de toi. J'ai besoin de toi maintenant !!!”Le coeur de CĂ©leste se mit Ă  battre. Pourquoi, pourquoi n'arrivait elle pas... Était il arrivĂ© quelque chose Ă  Daisy ? OĂč refusait elle simplement de voir son ancienne maĂźtresse ?“DAISY ! Je t'en prie !”Un plop sonore se fit entendre en mĂȘme temps que des gĂ©missements tiraillĂ©s et des pleures, et une petite forme sombre se prĂ©cipita sur CĂ©leste. Elle avait oubliĂ© que cette petite chose frĂȘle avait autant de force car elle faillit basculer en arriĂšre ou alors Ă©tait-ce elle qui n'avait plus de force ce soir ?“Madame ne pas supplier Daisy, oh non s'il vous plait, ne pas la supplier. Cela fait trop mal Ă  Daisy...”S'ensuivit un torrent de larme et de plainte en tout genre. Quelque chose n'allait pas, mais cela la brunette qu'elle Ă©tait devenue pouvait facilement le deviner. Elle n'avait pas le droit de voir CĂ©leste et si sa maĂźtresse apprenait sa dĂ©viance de ce soir elle se ferait sĂ©vĂšrement punir. Cela fit beaucoup de peine Ă  la sorciĂšre, mais elle avait besoin de Daisy. Elle ne pouvait compter sur personne d' attrapa la petite elfe de maison par les Ă©paules et plongea son regard bleu azur dans les siens.“Je suis heureuse de te revoir Daisy. Et je sais que tu n'as pas le droit d'ĂȘtre lĂ , mais j'ai besoin de toi. Tu es certainement au courant que les aurors ont quelques problĂšmes en ce moment. Je suis certaine que tu le sais dĂ©jĂ . Je vais bien ne me regardes pas comme ça. Et tu sais que je vais me dĂ©brouiller. Mais j'ai besoin que tu me rendes un service. Que tu ailles chez chacun de mes amis aurors et que tu dĂ©couvres s'ils sont en bonne santĂ© et en sĂ©curitĂ©. AprĂšs cela je ne te demanderai plus jamais rien. Je t'en...”CĂ©leste n'avait pas terminĂ© sa phrase que son elfe avait dĂ©jĂ  disparut. Elle reviendrait pour lui donner des bonnes nouvelles, ou pas. Mais ensuite elle avait l'intime conviction qu'elle ne la verrait plus jamais. Une larme perla sur sa joue alors qu'elle retourner vers l'endroit qu'elle avait rĂ©ussi Ă  trouver pour se reposer un peu.~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~~€~Daisy se pressait dans les rues de Loutry Ste Chaspoule, Ă  la recherche des diffĂ©rentes maisons qu'on lui avait demander de retrouver. Elle changeait rapidement de place afin de ne pas se faire repĂ©rer. Plop, plop, plop. Elle Ă©tait loin, trĂšs loin de chez elle et ne connaissait pas vraiment cet endroit. Mais les elfes de maison sont futĂ©s et leur pouvoirs inĂ©galables, alors Daisy ne craignait pas de se tromper. En revanche elle avait peur. Elle avait peur et aussi froid. Le petit ĂȘtre rabougri tremblait de tout ses membres quand enfin elle aperçut la maison de la premiĂšre personne qu'elle devait allĂ© voir. Lily petit elfe renifla et ferma les yeux quelques secondes. Son cƓur battait la chamade. Mais elle devait faire vite. Sa maĂźtresse...L'elfe se tapa la tĂȘte contre un poteau. Non son ancienne maĂźtresse ! il fallait qu'elle se rentre ça dans le crĂąne ! Elle avait besoin de ces informations le plus vite possible. Et puis plus vite elle aurait terminĂ©, plus vite elle pourrait rentrer pour aller se punir en se repassant les mains au fer Ă  petit elfe couina avant de se retrouver dans un plop sonore au milieu d'un salon et au milieu non pas d'un comme elle l'avait imaginĂ©, mais de trois sorciers. Le petit elfe se recroquevilla et hurla de toute ses forces en fermant les yeux, comme si elle avait peur qu'on ne la frappe.“C'est Madame CĂ©leste qui m'envoie. Elle a un message pour Lily Gordon.”Daisy voyant qu'aucun coups ne venaient finalement, ouvrit les yeux et se tourna vers celle aux yeux bleus. Elle Ă©tait brune et avait des yeux bleus. C'Ă©tait elle la maĂźtresse de maison. On ne lui avait pas menti elle Ă©tait trĂšs belle. Elle reprit d'une petite voix hĂ©sitant et tremblotante.“Madame CĂ©leste voudrait vous informer que tout va bien pour elle. Elle est en sĂ©curitĂ©. Et elle voulait savoir si vous alliez bien, et si vous Ă©tiez en sĂ©curitĂ© vous aussi. Elle demande Ă©galement si vous avez des informations Ă  lui fournir sur ... elle baissa la voix ... les Ă©vĂšnement rĂ©cents.”Daisy sursauta tout d'un coup comme si elle venait de s'apercevoir de la prĂ©sence des deux autres sorciers et pointa son petit doigt sur l'homme qui se tenait non loin.“Et lui c'est qui ?”Puis se tournant vers Wena.“Et elle ? Madame CĂ©leste veut que je lui apporte toutes les informations importantes. Je vous prĂ©cise Ă©galement qu'un point de rendez vous secret a Ă©tĂ© mis en place.”Daisy attendit patiemment qu'on veuille bien lui donner les informations. Si on ne les lui donnait pas, elle Ă©tait capable de mordre. Elle n'avait pas le droit de l'aimer. On le lui avait interdit. Pourtant en secret, elle aimait son ancienne maĂźtresse plus que tout. Et pouvoir l'aider ce soir Ă©tait un grand fois que les informations lui furent fournies, l'elfe fit une rĂ©vĂ©rence et disparut sans demander son reste. Elle avait eut l'information sur les aurors. Qui plus est, trois pour le prix d'un. Et elle en Ă©tait extrĂȘmement puis ça lui ferait toujours un peu moins de travail... InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Dim 7 AoĂ» - 1735 [PV Lily Gordon][Avec l'accord de Lily Gordon][En cours de correction]Ce mois d’aoĂ»t Ă©tait bien Ă©trange. Depuis trois mois dĂ©jĂ , le temps avait Ă©tĂ© chaud, clair et on ne peut plus accueillant pour tous les touristes qui, dĂ©s le moi de juin, dĂ©barquent en Grande-Bretagne, forts des prĂ©jugĂ©s sur la mĂ©tĂ©o britannique, et dĂ©couvrent que, en effet, mĂȘme ici, il fait relativement beau l'Ă©tĂ©. Ces voyageurs ont de spĂ©cial ce rĂ©flexe ils gardent toujours le k-way Ă  portĂ© de mains, comme si ce rituel conjurait le mauvais sort, et empĂȘchait la pluie d'arriver. Juin avait Ă©tĂ© chaud, comme juillet... aoĂ»t devrait ĂȘtre pluvieux. Gabriel, pour des raisons encore inconnues aux yeux du lecteur et que je ne dĂ©velopperais pas encore, avait passĂ© la nuit dans les alentours de Loutry Ste Chaspoule. L'homme aimait se promener en forĂȘt, et celles qui encerclaient le village lui plaisaient particuliĂšrement pour l'absence presque totale d'humains, et la prĂ©sence de nombreux animaux qu'il se plaisait Ă  observer, sentir, et suivre. Depuis quelques temps, le sorcier Ă©tait libre des obligations professionnelles qui l'asseyait presque tous son temps derriĂšre un bureau oĂč il gĂ©rait les affaires de son employeur, ce trĂšs estimĂ© Whitworth. Ce dernier venait de mourir, dans des circonstances que je ne dĂ©voilerais pas non plus, mais que vous pourrez lire d'ici quelques jours, dans d'autres lieux. AprĂšs une courte pĂ©riode de chĂŽmage, et aprĂšs avoir utilisĂ© avec un certain talent ses charmes, il avait Ă©tĂ© engagĂ© comme porte-parole du ministĂšre de la magie et entamait de privilĂ©giĂ©s rapports avec l'actuel ministre de la magie, un homme un peu gauche, mais profondĂ©ment niais. Sa mission officielle Ă©tait de rendre compte Ă  la population, en communiquĂ©s, les dĂ©cisions, dĂ©crets et autres arrĂȘtĂ©s, du ministre de la magie, de ses directeurs et de ses magenmages. Plus officieusement, il conseillait le ministre sur les dĂ©cisions relatives Ă  la sĂ©curitĂ© du ministĂšre. Le rĂ©cit se dĂ©roule donc quelques jours aprĂšs cette nomination, vers dix heures du matin, dans quelque bruyante forĂȘt de Ste Chaspoule. En levant la tĂȘte, Gabriel ne pouvait voir le ciel la vĂ©gĂ©tation formait un dĂŽme verdoyant que seuls les oiseaux pouvaient percer. Le sol Ă©tait humide. Les pieds du sorcier s'enfonçaient plus ou moins Ă  chacun de ses pas. Les odeurs montaient au nez de ce sorcier Ă  l'allure si stricte, et s'entrechoquaient, en formant d'obsolets fumets. Gabriel marchait Ă  pas lents, Ă©coutant le bruits de ses chaussures et les petits cris des oiseaux. Il ne s'Ă©tait pas changĂ© depuis la vielle, et portait toujours ce costume sombre qu'il avait appris Ă  apprĂ©cier au service de monsieur Whitworth. Le sol instablement boueux engendrait parfois de pĂ©rilleux mouvements qui plaquaient la chemise blanche du sorcier contre son corps transpirant. A plusieurs reprises, et en de disgracieux gestes, il la tirait en avant, pensait qu'il ferait bien de rentrer prendre une douche le plus rapidement possible. Il arriva en un point oĂč la forĂȘt semblait prendre fin. Il reconnu une habitation... mais sur laquelle il ne pouvait mettre de propriĂ©taire. Il se souvenait ĂȘtre passĂ© lĂ , un soir, accompagner son employeur. Lorsque Gabriel sortit des bois, un lĂ©ger rayon de soleil Ă©carta le gris des nuages, et vint se poser sur la maison, comme un signe de la providence. Dans le mĂȘme instant, une pluie Ă©paisse et puissante s'abattit sur le sorcier qui ne bougea pas, paraissant renifler avec dĂ©lectation l'odeur nouvelle qui se prĂ©sentait Ă  ses narines. L'herbe mouillĂ©e a une odeur qui ne plait pas Ă  tout le monde, mais que lui apprĂ©ciait. Un cri fĂ©minin arriva aux oreilles de Gabriel. Il semblait venir de la petite bicoque. Se saisissant de sa baguette... magique, il se dirigea vers la porte qu'il poussa elle Ă©tait ouverte. - Ma... dame ? appela-t-il une premiĂšre fois. Un nouveau rĂąle, plus lourd, oppressant, se fit entendre Ă  nouveau. - Madame... je suis chez vous, est-ce que tout va bien ? Rien Ă  l'intĂ©rieur ne semblait en dĂ©sordre. Tout Ă©tait rangĂ©. L'intĂ©rieur Ă©tait coquet. Gabriel s'avança Ă  travers le salon, rapidement, se dirigeant vers les soupirs. Il arriva devant une porte, qu'il poussa sans mĂ©nagement. Une silhouette semblait se dĂ©battre dans la baignoire de la petite salle de bain. Observant quelques secondes, il se souvint. La jeune femme Ă©tait une jeune auror au physique sĂ©duisant, Ă  la taille fine et au galbe prononcĂ©. Son corps ainsi nu, troubla l'esprit du sorcier, mais ses cris le rĂ©veillĂšrent. Sans rĂ©flĂ©chir d'avantage, il s'approcha de la jeune femme, la saisit sous l'Ă©paule et par la taille, et l'aida Ă  sortir de la baignoire. Le contact de ce corps mouillĂ© contre le sien, tout aussi mouillĂ©, hypnotisa Gabriel. - Mes excuses pour... la terre sur le tapis de bain... dit-il, posant son regard dans celui de la sĂ©duisante crĂ©ature qui se trouvait collĂ©e Ă  lui. InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Mer 10 AoĂ» - 1516 Plouf ! Quelques centimĂštres de mousse en guise de bolĂ©ro, les vapeurs d’une eau aussi brĂ»lante que celle d’un spa-pool, deux bonnes heures oĂč absolument rien n’était venu troubler le cĂ©rĂ©monial du bain de Miss Gordon
 Oui, c’était dimanche, et il y avait encore toute la journĂ©e pour profiter du temps qu’il restait avant de se retrouver sous les mauvais augures qu’apporte en gĂ©nĂ©ral le Lundi lundi, dans n’importe quel pays oĂč l’on habite, quelque soit l’ñge, le sexe, la profession ou le rang social bien qu’il soit plus agrĂ©able d’apprĂ©hender un lundi matin sur le pont d’un Yacht, personne n’était Ă  l’abri de la malĂ©diction du lundi. Ca pourrait d’ailleurs donner un trĂšs bon titre de film d’épouvante. Seulement, le cauchemar qu’entraĂźnait ce jour n’avait rien de fictif. Si vous attendiez la paye en dĂ©but de mois pour changer le joint de culasse de la voiture, c’est un lundi que le moteur vous lĂąchera. Si votre bien-aimĂ© attendait le bon moment pour vous annoncer que finalement, il ne vous mĂ©ritait pas, qu’il valait mieux en rester lĂ  », c’est un lundi qu’il le fera. Et les impĂŽts sur le revenu, ne cherchez pas non plus, ça sera bien un lundi que le hibou du TrĂ©sor Public se perchera sur votre fenĂȘtre ! Et il revenait, tous les 7 jours, irrĂ©mĂ©diablement, comme pour narguer le monde et lui signifier qu’il lui rĂ©serverait une surprise de plus dĂšs que le dimanche minuit aurait sonnĂ©. Alors oui, s’il y avait bien un jour durant lequel profiter du calme avant la poisse, c’était bien aujourd’ serein dimanche
 Le bain Ă©tait dĂ©licatement parfumĂ© avec quelques gouttes de lilas, le poste de radio moldu Ă©tait posĂ© sur le rebord de la baignoire et crachait quelques notes de Jazz. Lily savourait cet instant de grĂące, les paupiĂšres fermĂ©es, la nuque appuyĂ©e sur la faĂŻence, laissant quelques mĂšches Ă©chappĂ©es d’un chignon se noyer dans le nuage de mousse. Tout Ă©tait par-fait !Les derniers Ă©vĂ©nements dans le monde magique avaient bouleversĂ© la plupart des sorciers ainsi que leur quotidien. La rĂ©cente illĂ©galitĂ© des Aurors, bien qu’elle n’ait pas durĂ© des lunes, avait signifiĂ© un tournant dans la vie de ces derniers. Pourtant, Lily ne s’était pas affolĂ©e, bien au contraire. C’était leur ancienne patronne qui Ă©tait recherchĂ©e ; ses employĂ©s Ă©tant seulement dans l’obligation de se prĂ©senter Ă  une convocation officielle. Convocation que la demoiselle avait prit soin d’ignorer ! On ne finissait pas Ă  Azkaban pour un simple rendez-vous manquĂ©, de toutes façons !C’est donc l’esprit lĂ©ger et la peau lustrĂ©e qu’elle entreprit de sortir enfin ! de l’eau. Dans un soupir las, elle lorgna sur sa montre posĂ©e un peu plus loin et consentit donc Ă  Ă©merger. Du bout du pied, elle pressa le bouchon qui s’ouvrit, ne laissant de ce bain agrĂ©able qu’un souvenir parfumĂ© sur la peau de la jeune femme. D’un geste nonchalant, elle ramena ses genoux contre elle et se leva. Peut-ĂȘtre le lundi avait-il un peu d’avance ? Peut-ĂȘtre le Destin voulait-il se faire un remake Ă  la Claude François ? Toujours est-il que le poste de radio bascula du rebord, pour finir sa course dans le reste d’eau au fond de la baignoire. Instinctivement, dans un rĂ©flexe certes humain, mais parfaitement idiot, Lily tenta de mourir avec panache de rattraper l’appareil avec le pied. Erreur
 Grosse erreur
 Lorsque le facteur hĂ©rĂ©ditaire concernant l’absence de coordination du corps entre en ligne de compte, il faut s’attendre Ă  un Ă©chec cuisant. Cuisant mais surtout douloureux ! Non seulement la petite sorciĂšre perdit l’équilibre dans un hurlement Ă  rĂ©veiller un mort narcoleptique, mais en plus elle atterrit avec violence dans le fond de flotte et de douleur fut fulgurante. Et dans un sanglot Ă©touffĂ©, elle porta sa main sur son Ă©paule gauche en grimaçant. Elle tenta de relever le buste pour se remettre sur ses pieds mais fut incapable de faire le moindre mouvement, clouĂ©e par une douleur lancinante. GĂ©nial
 Devait-elle appeler un elfe de maison du MinistĂšre ?... Gratt’papier ne serait de toute Ă©vidence pas assez costaud pour la soulever. Peut-ĂȘtre avec un peu de Magie y parviendrait-il ? Avec une voix sanglotante, elle appela Gratt’papier ?....Gratt’papieeeeeeeeeeeeeeeer ?..... GRATT’PAPIEEEEEERRR !!! »Son Ă©paule la rappela Ă  l’ordre illico. Et pour exorciser son agacement, elle donna un coup de poing rageur dans la paroi de la baignoire. RamĂšne tes fesses ici, par Merlin !.... GRRRAAAATT’PAAAAP

. »La porte s’ouvrit avec fracas, laissant apparaĂźtre une crĂ©ature non des moins intĂ©ressantes. Non, pas un gobelin. Non, pas un Strangulos. Non non, pas un Poufsouffle non plus
 Je vois dĂ©jĂ  le suspense grandir dans vos yeux Ă©bahis, chers lecteurs. Ne cherchez pas, ça n’est pas Gratt’papier qui craint les reprĂ©sailles du lendemain son lundi matin sera sans doute Ă  la hauteur de sa dĂ©sobĂ©issance. Non, il s’agissait d’une espĂšce rare et particuliĂšrement recherchĂ©e l’Homme au syndrome du SuperhĂ©ro ! Grand, brun
 employĂ© de Feu Joseph. Gabriel n’avait jamais Ă©changĂ© un seul mot avec elle. C’est Ă  peine si elle connaissait le son de sa voix. Sa dĂ©marche, sa stature par contre, elle l’aurait repĂ©rĂ© entre mille, pour l’avoir vu suivre son patron des heures durant lors de ses balades hivernales avec Lily. Oui, le fidĂšle Gabriel Ă©tait lĂ , au beau milieu de sa salle de bain
*Mais
 Qu’est-ce
 Qu’est ce qu’il attend ?...*A croire qu’il lisait dans ses pensĂ©es puisqu’il se prĂ©cipita quelques secondes aprĂšs une nouvelle plainte agacĂ©e. Il la releva avec prĂ©caution avant de s’excuser pour avoir ruinĂ© son tapis de bain. Ok
 Attrape cette serviette, là
en dĂ©signant une chaise d’un geste du menton
 J’te jure que si tu ne gardes pas les yeux relevĂ©s, c’est plus que le tapis de bain que je te ferais avaler, Superman
 »Elle ne se fit pas prier pour s’enrouler dans la serviette qu’il tendit devant elle, prenant soin de conserver le bras gauche collĂ© Ă  son buste pour limiter les qu’elle avait du mal Ă  le regarder dans les yeux, la Lily ! Etait-ce un lĂ©ger rougissement qui pointait sur les pommettes de la demoiselle ? Elle dĂ©gagea une mĂšche collĂ©e sur sa joue d’un geste Ă©nervĂ© avant de fixer l’invitĂ© surprise d’un air exagĂ©rĂ©ment hautain. Hum
 c’est un vieux
 le tapis, j’veux dire »Elle afficha une moue amusĂ©e puis grimaça sous l’élancement de son articulation. Sa pauvre Ă©paule n’était pas luxĂ©e Ă  premiĂšre vue, mais les tendons n’avaient sans doute pas aimĂ© les 50kgs qui s’étaient abattus sur eux avec grĂące et lĂ©gĂšretĂ© ! Dans un Ploc sourd, un petit elfe aux grands yeux larmoyants apparut devant les deux sorciers. Il plissa les yeux et couina, comme dans l’attente de se recevoir un coup. Gratt’papier ! J’aurais eu le temps de claquer 15 fois
 »Couinement. Peux-tu transplaner Ă  Ste Mangouste et demander Ă  Monsieur Stanley s’il peut passer ici dans la journĂ©e ? Il aura sans doute de quoi soigner ça instantanĂ©ment. »La petite crĂ©ature se tenait debout, dans l’attente d’un ordre supplĂ©mentaire. Tu ne veux pas non plus un thĂ© citronnĂ© ?... EXECUTION ! » et sans demander son reste, Gratt’papier disparut en direction, elle l’espĂ©rait, de l’hĂŽpital. Elle n’était mĂȘme pas sure que son collĂšgue soit de garde un dimanche. S’il n’était toujours pas passĂ© en fin d’aprĂšs-midi, elle irait le voir directement chez lui. HĂ©sitante, elle se tourna vers Gabriel. Il va falloir m’aider Ă  enfiler quelque chose ! » on parle bien de vĂȘtements, hein ?!Lily se dirigea vers la chambre et attrapa une espĂšce de pull assez long pour lui camoufler le haut des cuisses. Ca suffirait en attendant Jason et ça Ă©viterait qu’elle ne doive se tortiller pour enfiler un pantalon en plus. Avec un doigt autoritaire, elle lui fit signe de lui tourner le dos et laissa tomber lourdement la serviette au sol. InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Dim 22 Avr - 2146 La lune ronde et pleine dansait dans le ciel, Ă©pitaphe astrale d’une nuit de chasse. Courir. Ne pas s’arrĂȘter. Sa vie en dĂ©pendait. Il allait la tuer
 Il Ă©tait lĂ , Ă  quelques mĂštres derriĂšre elle, se rapprochant inĂ©luctablement avec une rapiditĂ© inhumaine. Elle n’allait pas lui Ă©chapper, elle en Ă©tait certaine Ă  prĂ©sent. Elle s’arrĂȘta derriĂšre un arbre, tremblante, haletante. Elle se recouvrit la bouche de sa main, pour dissimuler le bruit de sa respiration erratique, avant de retenir son souffle. Il Ă©tait là
 Elle pouvait entendre les Ă©normes pattes dans les fourrĂ©s Ă  quelques mĂštres d’ici. Elle ferma les yeux, attendant que les grognements frĂ©nĂ©tiques arrivent jusqu’à elle. Dans combien de temps les griffes allaient-elles s’abattre sur sa gorge ? Allait-elle hurler ? Allait-il la tuer en un seul coup de mĂąchoire ou bien savourerait-il les derniers battements de son cƓur avec une dĂ©lectation non dissimulable ? Serait-elle consciente, souffrirait-elle ? Aimera-t-il ça ?... Un souffle chaud dans sa nuque mit un terme Ă  ses questionnements. Elle se retourna pour apercevoir deux pupilles jaunes, avant de sentir un museau fondre dans ses s’éveilla, le visage baignĂ© de sueur. Ses boucles collaient Ă  son front, sa respiration Ă©tait saccadĂ©e, sa vision encore floue. Elle tenta de bouger mais une douleur lancinante Ă  l’épaule l’immobilisa, lui arrachant un cri. Une douleur vive, brĂ»lante, tranchante. Les traits crispĂ©s, elle laissa courir un regard autour d’elle. Les murs Ă©taient recouverts d’un bois clair, une couverture en laine Ă©tait posĂ©e sur elle et une odeur de cafĂ© flottait dans l’air. Elle Ă©tait chez elle Ă  Loutry, dans sa propre chambre. Elle posa les yeux sur son Ă©paule douloureuse, dĂ©sormais recouverte d’un pansement et immobilisĂ©e dans une attelle. Le monde semblait tanguer autour d’elle, pourtant elle voulut se lever. Elle releva le buste dans une grimace puis posa les pieds au sol. Pourquoi Ă©tait-elle ici ? Poudlard
 La mission Basilic
 Un sortilĂšge qui Ă©tait venu la frapper de plein fouet. La derniĂšre chose dont elle se souvienne, c’était la pierre froide contre son dos, l’odeur de sang, et le regard inquiet de Revanor au-dessus d’elle. Elle l’avait senti la traĂźner Ă  l’abri. Puis les tĂ©nĂšbres avaient remplacĂ© le dĂ©cor de l’école de sorcellerie et le combat qui faisait rage. L’avait-il Ă©vacuĂ©e ensuite ? Combien de temps Ă©tait-elle restĂ©e inconsciente ? Elle n’avait aucun souvenir de son sĂ©jour Ă  Ste Mangouste, cependant. Avec difficultĂ© elle se leva enfin, avec un Ă©quilibre plus qu’approximatif. Qui l’avait ramenĂ©e chez elle, et quand ? Un pas, puis un autre. Le poste de tĂ©lĂ©vision moldu dans le salon crachait le dernier tube Ă  la mode. Sa tĂȘte tourna, la douleur s’amplifia et elle se sentie sombrer. Elle se raccrocha Ă  l’encadrement de la porte et tenta d’appeler son elfe du MinistĂšre d’une voix qu’elle espĂ©rait claire. Gratt-papier

. »Encore un effort et elle arriverait Ă  se traĂźner jusqu’au sĂ©jour, oĂč le feu crĂ©pitait. La pluie frappait les carreaux en de grosses rafales, mĂ©lopĂ©e automnale d’un ciel pourtant d’avril. Quelle heure Ă©tait-il ? La jeune femme passa sa main valide sur son visage pour en dĂ©gager quelques mĂšches. Ses yeux s’échouĂšrent sur une missive officielle provenant du MinistĂšre, posĂ©e sur la console du couloir. Elle parcourut grossiĂšrement les quelques lignes signifiant qu’elle Ă©tait relevĂ©e de ses fonctions d’Auror en raison d’une blessure grave l’empĂȘchant d’exercer son mĂ©tier durant plusieurs mois. Son monde semblait s’écrouler autour d’elle sans qu’elle n’ait aucune prise dessus. Elle s’était Ă©veillĂ©e d’un cauchemar mais la rĂ©alitĂ© semblait bien plus sombre. Souffrance. GĂ©missement de douleur. La lettre glissa de sa main pour venir toucher le plancher avec lĂ©gĂšretĂ©. Ses genoux flanchĂšrent sous l’élancement, le sang frappa dans ses tempes avec force. Et juste avant que sa tĂȘte ne cogne le sol, elle aperçut de nouveau les deux pupilles ambrĂ©es dans les tĂ©nĂšbres qui l’enveloppĂšrent. Elle s’y laissa tomber, comme on s’abandonne aux bras d’un tendre amant. Puis le nĂ©ant. InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Mer 23 Mai - 2313 La lune est belle, elle brille comme Ă  son habitude depuis des temps immĂ©moriaux. EntitĂ© Ă  part entiĂšre, la vieille dame semble pourtant ne pas avoir perdu de son charme et continue de sĂ©duire de jeunes rĂȘveurs qui ne demandent qu'un instant dans ses bras. Sans doute est-ce du fait que cette sirĂšne astrale ne dĂ©voile sa plus belle mĂ©lodie que la nuit. Combien de gens avaient-ils pu se perdre quelques minutes, des heures entiĂšre dans son reflet, avant de se rendre compte que la rĂ©alitĂ© qu'on leur avait imposĂ© n'Ă©tait pas des plus jolies. La rĂ©alitĂ© n'a rien d'agrĂ©able. Allez dire ça aux idĂ©alistes qui maintiennent encore que la vie est belle. Foutaise. Cette mĂȘme rĂ©alitĂ© n'est qu'un ploc qui vient faire Ă©clater la bulle de rĂȘve que l'Ă©toile nous accorde chaque nuit. NichĂ© dans les bois, je suis seul. Pas un bruit pour dĂ©ranger le calme transcendant dans lequel je me trouve. Les senteur boisĂ©es et parfumĂ©es de l'encens dans la piĂšce obscurcie rĂ©veillent en moi de bien agrĂ©ables sensations. Le doux nectar ambrĂ© quant Ă  lui vient apporter la lumiĂšre dans le reflet du cigare incandescent. La toile est belle, le dĂ©cor est posĂ©. L'obscuritĂ© rĂ©veille et amplifie des sens que je pensais endormis depuis bien longtemps. Mon instinct de chasse s'en Ă©tait allĂ© avec elle, la nuit oĂč la belle m'avait tout pris, sur mon propre territoire. Le prĂ©dateur soumis par la frĂȘle Ă©garĂ©e. A cette pensĂ©e, bien que je ne sois plus Ă  mĂȘme de contrĂŽler la moindre de mes pensĂ©es, je me plaisais Ă  croire que ces quelques secondes oĂč je semblait partagĂ© entre deux mondes Ă©tait les miennes et que jamais personne ne pourrait venir les contester. Cependant, alors que le temps ne semblait plus avoir d'emprise sur ma personne, je me surprenais moi-mĂȘme Ă  ressentir ce frissonnement dans les muscles. Comme une sorte de... frustration. Sentiment Ă©tranger Ă  l'ĂȘtre libre et sans attaches que j'Ă©tais, mais qui pourtant, semblait bien vouloir s'inviter au tour de cette table bancale, seul vestige d'une vie morte et enterrĂ©e. Ce soir le loup serait remis en cage, et je pourrai finalement profiter des quelques absurditĂ©s que la vie, en dehors de ces murs branlants pouvaient m'accorder. Un peu de distraction dans un ennui qui se veut sans fin. Mister Revanor renaĂźt de ses cendres ce soir et gare au loup braves gens, n'est pas dĂ©mon qui veut sans en avoir mĂ©ritĂ© le mĂ©fait. C'est dans un crac sonore Ă  rĂ©veiller un mort que je disparu, laissant derriĂšre cet ultime dĂ©part sans retour, les ruines de cette bicoque qui m'avait si souvent servit de refuge. Ce soir, je ne me cache plus, ce soir, je profite enfin de ce que la vie a Ă  m'offrir et quoi de mieux, oh oui quoi de mieux... que de savourer cet Ă©lan de jeunesse autour d'un bon whisky purfeu ? Dublin. Temple Bar. Haut lieu de soirĂ©es pubs de la capitale irlandaise, je ne pouvais rĂȘver meilleure ambiance aprĂšs tant de semaines passĂ©es dans le calme le plus total. Le brouhaha environnant camoufle a la perfection mon arrivĂ©e plus ou moins douteuse dans les palettes de l'arriĂšre cour du lieu dit. Tu rouilles mon ami... Besoin d'aide ? » Quand j'aurai besoin de toi, je te le ferai savoir sombre malin. Cette nuit est mienne et il n'est point encore temps de verser le premier sang. Laisse moi savourer le spectacle qui s'offre Ă  moi. Je sens qu'il s'apaise. Je peux presque l'entendre ronronner. La bĂȘte se dĂ©lecte de la chair fraĂźche qui s'agite sous ses yeux frĂ©tillants et moi... je bois. Oh oh ! Buvons l'ami, l'ivresse a toujours Ă©tĂ© notre meilleure alliĂ©e, pourquoi la laisser derriĂšre et ne pas l'embarquer dans notre formidable Ă©popĂ©e ? Alors qu'aprĂšs m'ĂȘtre dirigĂ© au comptoir, bousculant au passage deux penots qui semblaient avoir envie d'en dĂ©coudre l'un avec l'autre, venait le moment de payer mon dĂ», je ne pu m'empĂȘcher de la ressentir... Cette vague de nostalgie qui se frayait un chemin tout le long de mon cƓur. Plongeant ma main droite dans la poche intĂ©rieure de ma veste en cuir, je les sentais... ces lunettes de soleil qui avaient tant de fois dissimulĂ© Ă  la perfection mes expression faciales les plus carnassiĂšres. Les verres fumĂ©s dans cette si subtile couleur ambrĂ©e qui me faisait littĂ©ralement chavirer, je ne pouvais me sĂ©parer d'elles. A croire qu'elles Ă©taient revenues Ă  leur maĂźtre le soir oĂč celui-la mĂȘme avait dĂ©cidĂ© de rĂ©-apparaĂźtre. La lumiĂšre est tamisĂ©e, juste de quoi laisser apercevoir quelques jolis minois, Ă©tudiantes sans doute encore pucelles cherchant le frisson du risque de se faire prendre alcoolisĂ©e en rentrant chez elles... si toute fois elles y parvenaient. Un bestiaire Ă  part entiĂšre mon tendre ami. Je sais que tu apprĂ©cie tout autant que moi ce que tu vois... Mais cette nuit tu n'auras droit qu'au doux nectar qui me fais depuis toujours planer. Alors que je m'enivre de toutes les sensations qui s'offrent Ă  moi, me dĂ©lectant ainsi de la vue, du goĂ»t et de l'ouĂŻe de ce titre moldu ma foi fort agrĂ©able, je ne peux que me laisser porter par le rythme de la musique et m'imaginer qui peuvent ĂȘtre toutes ces personnes. Tiens... le premier que j'aperçois est cet abrutit de semi-homme qui ne sent pas encore assez de poids dans son caleçon pour aborder la jeune dĂ©vergondĂ©e qu'il reluque depuis dix minutes, se dĂ©hanchant sur un rythme endiablĂ© qui essouffle dĂ©jĂ  les quelques asthmatiques que je repĂšre. C'est vrai qu'elle est pas mal... Elle sait visiblement jouer de sa criniĂšre tĂ©nĂ©breuse, faisant onduler sa silhouette hypnotique avec agilitĂ©, dĂ©couvrant de tant Ă  autres un tatouage circulaire dans le creux de ses reins. Sans doute une supercherie de plus pour aguicher un amateur d'aventures risquĂ©es. Je me surprends moi-mĂȘme Ă  l'observer de plus en plus longtemps. Elle semble ne jamais s'arrĂȘter. OĂč alors est-ce moi qui aurait appuyĂ© sur pause ? Le verre que je tiens dans ma main me rappelle sa prĂ©sence. Non... l'alcool n'y est pour rien, je le sais... c'est autre chose. La musique aussi semble ralentie. Seule la lumiĂšre conserve son apparence. C'est bon signe... je suis encore sans doute en vie. Qui es-tu dĂ©mon ? Que cherches-tu ? Pourquoi ne s'est-elle encore pas tournĂ©e une seule fois ? Cette jeune femme m'intrigue. Elle suscite en moi la curiositĂ©. Je me dĂ©place, lentement, le verre toujours serrĂ© dans ma main droite, je me fraye un passage a travers la foule qui semble toute fois encore animĂ©e. Le temps semble avoir pris une drĂŽle de dimension. J'y suis presque, je peux bientĂŽt apercevoir son visage... oui bientĂŽt j.... 
. Mon sang s'agite et dĂ©ferle dans mes tempes tel un torrent dĂ©chaĂźnĂ©. Le rĂ©cipient de ce si dĂ©licieux nectar s'Ă©chappe de mes mains et entame une chute longue... interminable alors que moi-mĂȘme je reste figĂ© dans cette tumultueuse avalanche d'Ă©motion qui s'abat sur moi. Son visage m'apparaĂźt enfin diaboliquement angĂ©lique, il recel quelque chose que je ne comprends pas. Ses yeux bleus ocĂ©ans m'inondent les poumons et accĂ©lĂšrent ma respiration, ses lĂšvres pulpeuses ne laissent deviner que les choses les plus malsaines du monde souterrain, et ses tĂąches de rousseur... discrĂštes mais bien prĂ©sentes, ne sont que les Ă©pices qui viennent apporter toute la sournoiserie et le feu d'un visage mutin que je ne connais que trop bien. Oui... Ce visage, portrait artistique en lui-mĂȘme demeurera bien assez longtemps gravĂ© dans ma mĂ©moire pour que je ne puisse y rester de marbre. Mais alors que je m'approche, je sens ses yeux se poser sur moi l'espace d'une seconde et le temps reprend son cours, accĂ©lĂ©rant de plus belle la musique aux sonoritĂ©s rock, endolorissant mes tympans au son du brouhaha ambiant et du bruit du verre se brisant sur le sol. Ploc... Elle disparaĂźt, elle aussi. Laissant place Ă  une toute autre crĂ©ature... blonde celle-ci se dĂ©hanchant sur le mĂȘme rythme endiablĂ©. L'aurai-je rĂȘvĂ© ? Quelle est donc cette sensation qui m'envahit soudain... Je me surprends Ă  sentir le bout de mes doigts trembler, et bien vite l'incomprĂ©hension s'empare de toute mon Ăąme. Que vient-il de se produire ? N'Ă©tiez-vous donc qu'une illusion ? Pourquoi ? Comment ? Que diable faisiez-vous ici Ă  un moment oĂč je suis sorti de votre vie ? Pourquoi cet acharnement ? Pourquoi je ne l'oublie pas ? Et toi... oĂč es-tu ? Pourquoi ne dis-tu rien ? 
 Le silence.... REPONDS !!!OĂč es-tu mon vieil ami... Toi qui a toujours rĂ©ponse Ă  tout, pourquoi me laisses-tu dans l'impasse Ă  un moment oĂč je ne comprends fichtrement rien ? Serais-tu vexĂ© ? REPONDS MOI !!!!!!! Le sang s'affole une fois de plus dans mes veines et je sens dĂ©jĂ  le bout de mes extrĂ©mitĂ©s trembler Ă  nouveau. Je ne comprends pas ce qu'il se passe. Quelle est donc cette sorcellerie ? Pourquoi suis-je seul ? OĂč est-il passĂ© lui le prĂ©dateur carnassier qui n'aurait pas loupĂ© une occasion pareille de pouvoir lancer un sarcasme de plus sur cette impuissance intolĂ©rable ? Je suis perdu... je commence Ă  avoir le tournis et alors que je me prĂ©cipite vers la sortie du pub afin de respirer une bouffĂ©e d'air frais, des Ă©chos s'emparent de ma tĂȘte dansants au rythme des bourrasques de vent extĂ©rieures. Je m'appelle Lily Gordon » ... 
.Lily Gordon.... » ... ... Tu peux venir chez moi si tu le souhaites.... » ... Lilyyy... Gordoooon.... » 
 Loutry » 
 SĂ©lĂ©nĂ©...... »Les voix disparaissent dans un soupir glacial, les portes du pub s'ouvrent, les videurs semblent heureux de voir un ivrogne de plus dĂ©taller... Ça leur fera toujours un merdier en moins Ă  nettoyer ce soir.. Je disparais, il faut que je m'en aille, loin... loin de cette folie absurde et que je ne comprends pas. Et je transplane tant bien que mal sans rĂ©flĂ©chir, ne pensant qu'aux derniers mots qui viennent de m'ĂȘtre prononcĂ©s et laissant derriĂšre mois les dĂ©bris d'un scooter que je fis exploser dans mon dĂ©part tonitruant. Il fait nuit noire et les alentours, Ă©clairĂ©s par la seule maĂźtresse universelle de la pĂ©nombre, me donnent chaud au cƓur. Ma respiration est encore affolĂ©e par ce qu'il vient de se passer. Mon esprit est confus... je ne sais pas.... je suis perdu. L'endroit ne m'Ă©voque rien. Comment est-il seulement possible que je puisse y transplaner ? L'humiditĂ© des alentours m'Ă©voque une sensation que j'ai dĂ©jĂ  connu... Serait-ce toi vilaine bĂȘte qui serait dĂ©jĂ  venue y faire ta balade nocturne ? Serait-ce toi qui m'a conduit ici ? Pourquoi ? A quelques mĂštres de lĂ , une boite au lettre m'apparaĂźt rĂ©vĂ©lant derriĂšre elle, les formes d'une habitation, trĂšs habilement camouflĂ©e dans la vĂ©gĂ©tation verdoyante des bois alentours. Je m'approche, le pas chancelant et hĂ©sitant. Je me surprends pour la premiĂšre fois depuis longtemps Ă  me mĂ©fier du terrain oĂč je m'aventure... Le doute et l'incomprĂ©hension cĂšdent vite leur place Ă  l'excitation et l'apprĂ©hension. Sur l'Ă©criteau, je peux dĂ©sormais clairement y lire l'inscription Villa SĂ©lĂ©nĂ©, si c'est qu't'y es, c'est qu't'es pas paumĂ© pov'con ! » Ces initiales m'interpellent, je ne les connais que trop bien... toujours cet amalgame avec les loups garous quand je les lis et pourtant c'est une toute autre crĂ©ature qui se cache derriĂšre ces deux lettres maudites... Pourquoi m'as-tu amenĂ© jusqu'ici ? RĂ©ponds... Le silence rĂšgne, ça et lĂ  le bruit de quelques grenouilles, grillons et autres colocataires animaliers. La lune est belle... elle au moins, ne me quittera jamais. Cependant... elle ne m'apporte pas plus de rĂ©ponses et je n'ai nulle part oĂč aller. Je dois comprendre ce que je fais ici. Il faut que j'en ai le cƓur net. Je m'avance sur les dalles qui tracent le modeste chemin menant Ă  la porte d'entrĂ©e, et empoignant la tĂȘte d'Ă©cureuil en mĂ©tal forgĂ©, je frappe trois fois. * Frap * Je retire mes lunettes, ma respiration s'accĂ©lĂšre. * Frap *Je place mes lunettes sur mon col, un frisson se fraye un chemin le long de mon dos. * Frap *Ma respiration s'arrĂȘte, et la lumiĂšre fut. Des bruits de pas se font entendre, un craquement et la porte entre en mouvement... lentement.... Son visage apparaĂźt. Un dernier souffle s'Ă©chappe de mes poumons, et de sa voix mĂ©lodieuse, elle brise le silence.... Bonsoir vous... je crois que j'ai besoin de toi. Tu me feriez l'honneur de m'inviter chez toi ? InvitĂ© Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©InvitĂ©, le Mer 30 Mai - 1943 *Ô douce torpeur et violente douceur ! OĂč suis-je ? Qui suis-je ? OĂč vais-je ? Suis-je en vie ? Un silence assourdissant, un calme tumultueux ne peuvent exister. ChimĂšres salvatrices, gardez moi prĂšs de vous, par pitiĂ©. Pourquoi mes pieds touchent de nouveau terre, pourquoi ma luciditĂ© revient-elle, promesse d’un retour Ă  la rĂ©alitĂ© ? Un retour en classe Ă©conomique, inconfortable, et sans la petite collation servie par une hĂŽtesse trop parfumĂ©e. Oh oui, je suis en vie
 Un tel mal-ĂȘtre ne peut ĂȘtre ressenti ailleurs qu’ici bas. Inconscience adorĂ©e, rouvre moi tes bras ! Ne mĂ©ritais-je pas ta protection ?Oh non
 Tout redevient clair
 Ma vue, mon ouĂŻe. Mon cerveau recommence Ă  fonctionner normalement et de façon rationnelle. Le plancher est tiĂšde sous ma joue. Pourquoi ai-je froid, alors ? J’avais si chaud il y a quelques heures. Tout Ă©tait merveilleux, j’aimais la vie, j’aimais les gens. MĂȘme mes ennemis ! D’ailleurs, je n’avais plus d’ennemis
 J’avais envie de sortir hurler au monde Ă  quel point je l’aime. Tout Ă©tait plus lĂ©ger, sans contraintes. Tout Ă©tait plus agrĂ©able avant le redresse la tĂȘte, il fait sombre dehors. Quelle heure est-il ? Je regarde ma montre. Il s’est Ă©coulĂ© 4 heures en 20min. Mon Ă©paule est encore douloureuse mais ça n’est pas pour cette raison que la boĂźte de CodĂ©ine est quasiment vide. Pour ĂȘtre honnĂȘte, mon Ă©paule n’est pas douloureuse au point d’en prendre autant. De continuer Ă  en prendre tout de passion violente, de lente agonie sur fond de piano. S’abĂźmer l’ñme, parce que c’est bon. BrĂ»ler pour se sentir en boivent pour oublier, moi je me CodĂ©ine pour me souvenir. Me souvenir de tout. Me souvenir de rien. Me souvenir d’un temps oĂč j’ai peut-ĂȘtre Ă©tĂ© heureuse. Me souvenir d’une Ă©poque oĂč ma drogue Ă©tait un regard et un sourire. Pas besoin de cachets, j’étais Ă  la merci de ses yeux et de ses lĂšvres. Est-ce le souvenir de son parfum qui rend ma respiration difficile, ou bien le bad trip est plus bad que trip ? Aimerais-je de nouveau aussi fort ? Et si oui, Ă  quelle heure ?Pourquoi je me pose autant de questions ? Pourquoi je ne m’en posais aucune tout Ă  l’heure ? Quelles sont les coordonnĂ©es GPS du pays des Merveilles ? Je veux y retourner
 Y a-t-il un joli Lapin Blanc dans le coin ? Les lapins frappent-ils aux portes ?... Tire la bobinette et la chevillette cherra. Ou pas. Le monde tourne-t-il si vite d’habitude ?Je me lĂšve, chancelante et aperçois mon visage dans le miroir qui fait face. Qui ĂȘtes-vous ? OĂč est Lily Gordon ? Est-ce elle, sous ces traits tirĂ©s, les cheveux Ă©chevelĂ©s, les yeux yeux-tifiĂ©s ?*Pilotage automatique jusqu’à la porte d’entrĂ©e, qu’elle aurait prĂ©fĂ©rĂ©e de sortie. Elle ouvre, doucement, machinalement. Son regard remonte sur la silhouette qui lui semble familiĂšre. Comme vous avez de grandes dents ! Surprise, prenant conscience qu’elle doit avoir une mine dĂ©sastreuse, elle tente de faire bonne figure, remonte le gilet dĂ©braillĂ© sur son Ă©paule, repousse quelques mĂšches de cheveux derriĂšre son oreille. Sourire poli. Elle mettra son Ă©tat vaseux sur le compte de la fatigue et de la convalescence. Elle va mieux depuis des semaines. Mais Revanor le sait-il ?! Elle prononce les premiers sons sortant de sa bouche depuis des jours. Dan ?... Tout va bien ?... »Son collĂšgue semble planer autant qu’elle. Les tĂąches d’alcool recouvrant le bas de son pantalon apportent un dĂ©but de rĂ©ponse
 Tu veux entrer ? »Elle n’attend pas qu’il ouvre la bouche et s’écarte pour le laisser passer. Elle referme le battant de la porte, aprĂšs avoir jetĂ© un Ɠil Ă  la forĂȘt entĂ©nĂ©brĂ©e. Avec hĂąte, elle ramasse quelques affaires Ă©chouĂ©es au sol, prenant soin de conserver son Ă©paule convalescente immobile. Assieds toi ! » l’invite-elle, d’un geste en direction du sofa. DĂ©solĂ©e pour le bazar » s’excuse-t-elle. J’ai donnĂ© quelques RTT Ă  mon Elfe. Pour ĂȘtre
tranquille. »Pourquoi ne le regardait-elle pas dans les yeux, depuis qu’il Ă©tait apparu dans l’encadrement de la porte ? Avait-elle peur de croiser son regard inquisiteur ? Redoutait-elle qu’il entame une conversation oĂč le sempiternel comment vas-tu ? » arriverait comme un poil dans la gamelle, et oĂč elle mentirait d’un beau bien, merci, et toi ? » ? S’il plongeait les yeux dans les siens, arriveraient-ils Ă  tenir une discussion d’une banalitĂ© Ă  pleurer alors que ni l’un ni l’autre ne semblait dans son Ă©tat normal ?Qu’as-tu, Dan Revanor ? Tu sembles avoir croisĂ© un fantĂŽme. Ton teint est pĂąle, ta respiration difficile, tes yeux perdus cherchent une rĂ©ponse. C’est dans les siens que tu souhaites la trouver ? Tu n’y trouveras rien, Ă  part deux pupilles dilatĂ©es. La jeune femme finit par venir s’asseoir prĂšs de lui, les yeux toujours baissĂ©s. Pourquoi la fixes-tu ainsi, Dan Revanor ? Tu l’as dĂ©jĂ  fait par le passé Quel est ce sentiment d’insĂ©curitĂ© grandissant lorsqu’il est prĂšs d’elle ? Un sentiment dont elle se nourrissait autrefois, et qui lui apportait la dose d’adrĂ©naline et de danger qu’elle recherchait. Le goĂ»t du risque
 Etait-ce ça dont elle avait de nouveau besoin ? Peut-ĂȘtre oui. Alors vas-y Lily, regarde-le droit dans les yeux, laisse-le scanner ton Ăąme. Tu as peur, petite sorciĂšre ? Aimes-tu ça autant qu’autrefois ? DĂ©fie la BĂȘte du regard ! Que crains-tu ? Est-ce si important au final ? Tu hĂ©sites
 Pleutre ! Tu hĂ©sites ! OĂč est donc passĂ©e cette incroyable assurance qui faisait de toi un individu superficiellement parfait ? Ce mordant, l’as-tu perdu dans les mĂ©andres des plaisirs artificiels ? Redresse-toi, et fais-lui face ! Maintenant ! MAINTENANT !D’un cillement de paupiĂšres, elle plante son regard dans celui du sorcier. Franc, droit, Ă©trangement sur de lui, ce regard
 Essaie-t-elle de se convaincre qu’elle n’a pas changĂ©, qu’elle est toujours cette femme piquante qui dĂ©cide de son avenir ? Un test oui, un test Ă  elle-mĂȘme, pour se prouver qu’elle n’est pas la sale petite lĂąche qui se planque au pays des Merveilles plusieurs fois par semaine, en se jurant de ne plus recommencer. Jusqu’à la fois suivante
 Tu sais Ă  quel point j’adore nos conversations, Revanor
 Mais tu passes si souvent que je commence Ă  me lasser de ta douce prĂ©sence » ne se sont pas vus depuis des lustres. Fallait-il qu’elle manque de claquer en combat pour qu’il lui accorde une petite visite ? Ou bien avait-il besoin de quelque chose ? Sa tĂȘte tourne lĂ©gĂšrement, et elle s’agace. Que veux-tu ? Je suis fatiguĂ©e
et tu perds tes poils sur mon tapis
 »PlantĂ©e au sommet d’un pin, la lune les observe, tĂ©moin inĂ©branlable de retrouvailles pour le moins Ă©tranges. Et dans un soupir silencieux, elle se fait gardienne d’un passĂ© qui risque Ă  coup sur d’encombrer un avenir plus qu’incertain. Devon StarckPoufsouffle Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©Devon Starck, le Mer 8 AoĂ» - 1327 [huit mois aprĂšs la derniĂšre apparition d'Azphel..]-Les mois Ă©taient passĂ©s lentement, avec une longueur interminable et Ă©reintante pour Azphel. RetranchĂ© dans son manoir, il Ă©tait restĂ© reclus du monde sorcier qui l'avait vu naĂźtre et dans lequel il avait grandi. La douleur de l'annĂ©e passĂ©e Ă©tait encore bien prĂ©sente et le bruit des glaçons qui tournaient dans le whisky au creux de sa main ne la rendait pas moins douloureuse. Il se massa inconsciemment l'Ă©paule, lĂ  oĂč la louve l'avait agressĂ©. Il ne se rappelait que le nom qu'elle avait bien voulu lui donner, Belle, et la dĂ©ception amĂšre qu'elle lui avait laissĂ©e - en plus de son cadeau animal. Un moment, il avait cru trouver quelqu'un qui semblait s'intĂ©resser autant Ă  lui que l'inverse, mais force Ă©tait d'avouer que la manƓuvre Ă©tait intĂ©ressĂ©e. Azphel, coureur de jupons amateur qui avait longtemps songĂ© passer pro, n'avait jusqu' alors jamais imaginĂ© que ses petites chasses quotidiennes se retourneraient un jour contre derniĂšre transformation remontait Ă  quinze jours, mais le traumatisme Ă©tait toujours prĂ©sent. -Il remua encore son whisky dans sa main et l'avala d'une gorgĂ©e avant de briser le verre sur l'accoudoir de sa chaise. Il faisait frais lĂ  oĂč il se trouvait, une fraĂźcheur qui contrastait avec la vague de chaleur qui lui montait au crĂąne. Un jais de lumiĂšre Ă©tincelant l'Ă©blouissait bien que la piĂšce Ă©tait plongĂ©e dans une pĂ©nombre totale. Elle suintait d'humiditĂ©. Il se releva pour laisser apparaĂźtre dans le champ de lumiĂšre l'armature d'une chaise de prisonnier Ă  laquelle il avait soudĂ© des chaĂźnes magiques pour les bras et les jambes. Le bruit du verre brisĂ© craqua sous ses pas et il quitta son propre cachot, situĂ© sous son manoir, une bouteille Ă  la remonta les longs couloirs en titubant jusqu'Ă  son salon et ouvrit les portes fenĂȘtres pour rejoindre sa terrasse. Il Ă©tait neuf heures du matin et le soleil Ă©tait aveuglant. Devant lui, en contrebas de la colline oĂč avait Ă©tĂ© Ă©rigĂ© son manoir, on pouvait distinguer forĂȘts et plaines qui dĂ©filaient. Plus au loin, Londres Ă©touffait la beautĂ© de ce paysage avec son urbanisme Ă©cƓurant. Londres, quel bordel, pensa le sorcier. S'il Ă©tait restĂ© les huit derniers mois cloĂźtrĂ© dans son manoir le plus possible, pour s'habituer Ă  sa lycanthropie, il avait eu l'occasion de se rendre plusieurs fois dans la capitale pour y quĂ©rir des conseils ou se ravitailler en potion tue-loup. Mais l'agitation provoquĂ©e par les jeux olympique lui donnait la nausĂ©e. Trop de monde, de bruit, de cela il reprenait un goĂ»t certain Ă  la vie et manifestait une envie croissante de retrouver l'extĂ©rieur. En cette journĂ©e, il voulait prendre l'air, voir du monde, pourquoi pas des gens qu'il connaissait. Il s'Ă©tait sentit mourir et l'avait mĂȘme cru un moment, avant de comprendre brutalement ce qui lui Ă©tait rĂ©ellement arrivĂ©. Le pire dans tout cela c'est qu'avant d'ĂȘtre transformĂ© il Ă©tait convaincu que sa mort Ă©tait imminente et que son cancer aurait eu raison de lui. Mais quelque chose s'Ă©tait produit et la malĂ©diction qui le frappait maintenant avait aussi eu un effet inverse sur sa maladie. Il ne se l'expliquait pas vraiment, peut-ĂȘtre qu'Ă  la suite de sa morsure son organisme chamboulĂ© avait fourni davantage d'anticorps, suffisamment pour combattre la maladie. Au fond cela n'avait pas d'importance, Azphel avait maintenant la vie devant lui, une vie entachĂ©e par un fardeau dĂ©moniaque...-... Les heures de la matinĂ©e Ă©coulĂ©e, il s'Ă©tait mis en route vers le pourtour londonien de bonne humeur, une humeur entretenue par son taux d'alcoolĂ©mie qu'il avait veillĂ© Ă  maintenir proche des un gramme. Il n'Ă©tait pas rasĂ© depuis trois jours, mais il avait fait l'effort de soignĂ© sa coiffure et s'Ă©tait habillĂ© d'un de ses vieux costumes noir qui dormait dans son placard, classieux et sobre, mais le "S" brodĂ© de vert et d'or sur le coeur n'y tromperait pas les sorciers aguerris. PrĂ©fĂ©rant Ă©viter les artĂšres de la capitale anglaise, Azphel transplana finalement. Quelques secondes aprĂšs il rĂ©apparut dans la petite bourgade de Loutry sainte Chaspoule. Il ne savait pas oĂč il voulait aller mais il n'avait pensĂ© qu'Ă  une seule personne sur le moment ce qui l'avait naturellement amenĂ© ici. Il ne l'avait pas revue depuis longtemps et il se demandait bien ce qu'Ă©tait devenue cette sorciĂšre, qui Ă©tait au passage une aventure passĂ©e d'Azphel. Mais les temps sont soumis au changement et il ne venait pas la voir pour cela. De plus, il s'interdisait les rapprochements dangereux avec sa condition au poil, un acquis de conscience bĂ©nĂ©fique qui lui Ă©viterait de rĂ©pĂ©ter ses grosses erreurs Ă©tait tombĂ© sur l'adresse de Lily Gordon dans un journal qui recensait les historiques de ventes et d'achats de propriĂ©tĂ©s des sorciers, non pas qu'il s'intĂ©ressait vraiment Ă  l'immobilier mais le nom de la sorciĂšre l'avait frappĂ© et il avait retenue l'information inconsciemment. AprĂšs avoir tournĂ© en rond pendant un moment dans le village, il trouva un peu Ă  l'Ă©cart la rĂ©sidence qu'il cherchait. Elle Ă©tait aussi isolĂ©e que discrĂšte et on y voyait un amas d'arbres qui dĂ©passaient du jardin. Deux choses frappĂšrent le sorcier, d'une part que le coin devait ĂȘtre aussi calme et plaisant que ne l'Ă©tait la campagne de son manoir. D'autre part, la maison de Gordon Ă©tait ridiculement Il remonta l'allĂ©e principale pour rejoindre la porte d'entrĂ©e, se doutant bien que les alentours de la villa devaient ĂȘtre truffĂ©s de sortilĂšges de dĂ©tection et qu'elle l'entendrait surement arriver. Il se demandait ce qu'elle Ă©tait devenue, peut-ĂȘtre Gordon Ă©tait elle mariĂ©e maintenant ? *beurk* Cette idĂ©e le rĂ©pugna. "Quoique, avec tous les mecs qu'elle se tapait"... En y rĂ©flĂ©chissant, il admit que le mariage Ă©tait d'ailleurs, probablement mĂȘme, une meilleure perspective d'avenir que le dĂ©peçage d'enfant Ă  chaque pleine lune... Il sortit de sa veste de costume une cigarette d'un paquet qu'il reposa dans sa poche avec sa baguette. Il tira une longue bouffĂ©e avant de frapper Ă  la porte. Re [Habitation] Villa SĂ©lĂ©nĂ©Contenu sponsorisĂ©, le Permission de ce forumVous pouvez Vous ne pouvez pas rĂ©pondre aux sujets dans ce forum Culture gUrban scientistLes Ă©tirements matinaux que vous faites sans vous en rendre compte en vous levant ne sont pas anodins. Ils rĂ©pondent Ă  un besoin prĂ©cis de votre corps
 et de votre tĂȘte. Tous les matins, c’est pareil avant mĂȘme d’aller faire votre pipi matinal, vous vous Ă©tirez et baillez. Une sorte de rituel inconscient, en somme. Mais si vous vous mettiez dans la tĂȘte, un beau jour, de rĂ©sister Ă  l’appel de l’étirement et du bĂąillement, vous risqueriez de passer une bien mauvaise journĂ©e. En admettant bien sĂ»r que vous rĂ©ussissiez Ă  ne pas bailler en pensant Ă  ne pas bailler vous voyez ce que je veux dire vous ĂȘtes en train de bailler, n'est-ce pas. Mais pourquoi ? Disons que pour bien se rĂ©veiller, votre corps a besoin de passer par quelques Ă©tapes. La pandiculation pour un rĂ©veil physiqueLe terme scientifique de ces Ă©tirements gĂ©nĂ©ralisĂ©s des muscles, souvent accompagnĂ©s de bĂąillements, est pandiculation ». Ce phĂ©nomĂšne concerne presque tous les vertĂ©brĂ©s il permet de relancer la machine » au rĂ©veil aprĂšs une immobilisation prolongĂ©e. En effet, pendant le sommeil, nos muscles et nos organes se relĂąchent pour permettre Ă  notre corps de se rĂ©gĂ©nĂ©rer. Ce qui explique la raideur des membres au rĂ©veil, et le besoin quasi-inconscient que l’on ressent de s’étirer. On rĂ©active alors les muscles, accĂ©lĂšre la circulation sanguine et dĂ©barrasse notre liquide cĂ©phalo-rachidien des substances propres au sommeil en baillant. Bref, on se rĂ©veille. L’intĂ©roception pour reprendre conscience de la rĂ©alitĂ© Mais ce n’est pas tout. L’acte d’étirer tout en corps en baillant permet Ă©galement d'en reprendre conscience en stimulant l’intĂ©roception. C’est-Ă -dire la perception que nous avons de notre corps et de notre petite personne. Il faut dire qu’en contractant ainsi nos muscles, on active notre cortex insulaire une zone de notre cerveau susceptible d’intervenir sur la conscience. Donc chaque matin, que vous le vouliez ou non, vous prenez le temps d’écouter votre corps pour vous dĂ©barrasser des derniers vestiges du sommeil, et remettre un pied dans la rĂ©alitĂ© en secouant un peu votre systĂšme nerveux. Et ça fait du bien, alors pourquoi se priver ?

l inconscient n est il qu une conscience obscurcie